Je viens de lire un article sur le principe de la
force d’attraction de nos pensées de Michèle Cyr, Acc. Selon les principes de la force d’attraction, nos pensées suscitent
des émotions. En lisant cet article, je réalisais comment il était facile de revenir constamment à des souvenirs d’émotions passées pour exprimer notre présent. La référence à un manque où à une
souffrance est toujours présente dans notre mémoire. Ce qui nous amène souvent, dans nos conversations, sans en prendre vraiment conscience, de nous exprimer avec le souvenir de cette mémoire. Ce
qui fait que nous nous présentons à notre entourage sous l’aspect d’une victime.
Cela m’a rappelé la conversation que j’ai eue, la semaine dernière, avec ma fille Vanessa, en lui faisant part de mon quotidien. Je lui fais mention que j’ai un client qui est revenu dans le
courant de la semaine.
- Je vais pouvoir faire l’épicerie de la semaine.
- Je suis mal à l’aise quand tu me dis cela. Est-ce que vraiment tu vas pouvoir manger à cause de ce client?
Je réalise que non. Au lieu de présenter l’événement sous l’aspect positif soit du plaisir d’accueillir de nouveau ce client, je passais par la porte négative, aux yeux de ma fille, pour lui
exprimer ma satisfaction de ce retour. Naturellement, j’avais tout ce qu’il fallait pour manger, j’aurais même pu inviter des gens.
J’étais très contente que ma fille m’exprime, de façon adéquate, son malaise devant ma façon de présenter cet événement. J’ai pris conscience que mes peurs passées, de ne pas pouvoir manger, me
hantaient de nouveau. Cela est vraiment bête, puisque cela n’est jamais vraiment arrivé concrètement dans ma vie. J’ai été élevée dans la peur de manquer de nourriture dans ma jeune enfance.
Maintenant, malgré que je sache que cela ne sera pas possible dans mon contexte de vie, je continue automatiquement à m’y référer. Ce qui n’est vraiment plus adéquat.
Cette conversation, avec ma fille, est comme un cadeau pour moi, car en m’exprimant son malaise tout en étant responsable de ses propres émotions, elle m’a permis de réaliser que, malgré tout mon
cheminement, il est nécessaire de rester vigilante face à nos pensées enregistrées pour les chasser de notre langage ou, du moins, appliquer les principes de l’attraction. Une pensée = émotion = vibration = signal à l’univers = réponse. Ce qui fait que j’alimente l’aspect de la pensée négative = émotion d’insatisfaction =
signal de manque = réponse qui entretient le manque.
J’ai remercié ma fille d’être franche avec moi. J’avais de la gratitude pour ce qu’elle me permettait de réaliser tout en me permettant d’évoluer vers une possibilité de transformation. Je suis
heureuse, aujourd’hui, d’avoir toujours partagé avec elle tout au long de mon cheminement. Cela lui permet, aujourd’hui, de me retourner une partie de mes enseignements, cela sans être sur la
défensive ou sans porter d’accusation, pour me faire voir un manque évident de non application de toutes mes connaissances accumulées au fil des ans, dans le domaine. Cette leçon me sera plus
bénéfique qu’une formation, puisqu’elle est reliée à une émotion de plaisir, d’un échange entre la mère et la fille.
Je vous laisse sur cette pensée : « Vous êtes aujourd’hui là où vos pensées vous ont menés : vous serez
demain là ou vos pensées vous entraîneront. » James Allen, auteur américain, 1864-1912


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