Vendredi 19 octobre 2007
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16:00
J’ai eu un retour
d’appel m’informant du choix du centre de femmes pour le poste de la coordonnatrice. Elle me mentionne que les intervenantes souhaitaient une personne à l’idéologie féministe.
J’ai mentionné que j’avais l’idéologie féministe, puisque je m’implique sur un comité administratif d’une maison en violence conjugale, ainsi que de mon travail dans
une maison de thérapie en santé mentale, tous les deux pour femmes.
Elle hésite en me mentionnant que les intervenantes voulaient que la personne vienne spécifiquement d’un centre de femmes. Dans ce cas, je lui mentionne que
j’aimerais que l’on garde mes coordonnées pour un poste éventuel d’intervenantes pour acquérir l’expérience dans un centre de femmes.
Peu de temps après l’appel, j’ai vécu de la frustration d’avoir été convoquée avec l’idée arrêtée sur le choix précis d’expérience dans un centre de femmes. Elles
avaient pris connaissance de mon expérience ainsi que des endroits où j’ai œuvré auprès des femmes. Je suis déçue de cette façon de présenter un feed-back d’entrevue. Je garde tout de même à
l’esprit que mon expérience globale a capté leur intérêt, malgré leur fermeture pour les femmes extérieures au centre de femmes.
J’ai eu, cette semaine, des nouvelles de mon fils, s’informant de mon entrevue pour le poste ci-haut mentionné. Je partage l’ensemble de la situation pour ensuite
m’informer de ce qui se passe de son côté.
Il est présentement en recherche d’une maison pour une nouvelle installation pour son couple. Il était attristé suite à un désaccord avec sa copine dû à une
ingérence des parents de cette dernière concernant leur démarche. Il partage l’ensemble de son vécu ainsi que sa difficulté à recevoir l’anxiété de sa copine qui s’extériorise par une
pression de questions répétitives et sans fin. Ne pouvant lui offrir de réponses, puisqu’il n’en connaît pas les réponses, impuissant, ne pouvant la sécuriser, il lui mentionne qu’elle lui
transmet son anxiété sous forme de bombardement d’un questionnaire pressant. Elle rit…
Je lui demande s’il veut discuter avec la mère où la professionnelle. Il me mentionne les deux. J’avoue que je suis très fière de l’ouverture de mes
enfants. Plus souvent qu’autrement, ils sont tous les deux ouverts à m’entendre dans mon vécu, connaissance psychologique, spirituelle, etc. Lorsque cela ne leur dit rien, il me le
mentionne. J’essaie de penser à leur demandé leur accord pour élaborer sur un thème. Ne voulant pas m’imposer à eux en contrôlant, je tiens à respecter leur liberté.
Toujours est-il que je fais observer que cela est facile de refléter à sa copine ce qu’elle fait pour lui créer une pression. Seulement, il ne partage pas ce que
cela lui fait vivre, à lui, de subir cette pression. Si la pression est si forte, identifie ce que tu vis ainsi que ta limite pour lui exprimer voilà ta responsabilité, elle ne la connaît
pas ta limite tant que tu ne lui indiques pas. Facile de voir ce que l’autre fait à notre égard, moins évident d’exprimer le vécu et limite.
J’ai pris le temps d’accueillir ses malaises ainsi que les moments de silence pour lui permettre d’aller au bout de sa pensée. Il a été très accueillant à mes
observations. Je ne sais pas s’il passera à l’action cela reste entre lui et elle.
Je fais justement les préparatifs pour aller visiter ma fille et petite-fille, Magaly. J’ai hâte de la voir, elle marche maintenant. Cela fait déjà un bon
deux mois que je ne l’ai pas vue.
J’ai placé, dans la voiture, tous les vêtements qu’elle hérite de ma sœur. Elle en a des tonnes de copies de robes, de pantalons, de chandails, etc. La vie
est généreuse, j’avoue que je ne pensais pas de cette façon quand moi-même je portais, enfant, tout le linge des autres. Maintenant, ma vision a changé, je comprends mieux la situation
parentale ainsi que le contexte de vie qui porte certaines personnes dans une simplicité volontaire ainsi que les dons généreux.
Je pourrai la cajoler, la câliner, la promener durant deux jours durant que maman ira au travail. Je gâterai, à ma façon, ma fille qui est seule puisque son
conjoint est en Afghanistan. Contexte de vie pas facile à vivre pour une jeune maman.
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