
En cette période d’avant Noël, les sollicitations de nos contextes de travail,
amis(es), famille viennent de toutes parts, nous transmettant des vœux ainsi que des pensées pour nous rappeler l’importance que nous avons pour eux.
J’ai fait de même en envoyant mes vœux à mes clients en remerciement pour le cheminement que je fais par l’entremise de notre relation
et pour le cheminement qu’ils ont entrepris pour s’épanouir dans leur vie.
J’ai reçu d’ailleurs, ce matin, un cadeau des femmes de la maison de thérapie. Des chocolats faits par trois
d’entre elles, moi qui ai de la difficulté à résister au chocolat. Cependant, pour cette fois, je ne résisterai pas, mais je vais profiter de ce plaisir avec modération.
J’aime mon travail où je suis reconnue pour mes forces et je me sens bénie des dieux et touchée par les témoignages qui dépassent
parfois l’entendement tellement ils sont violents. C’est dans ces situations qu’on se rend compte que ce qu’on vit est parfois très bénin face à autant d’horreur. Par
ailleurs, c’est ce qui fait que je sois en mesure d’apprécier chaque minute de ma vie, aujourd’hui, dégagée de mes propres drames familiaux. J’offre, ce qui un jour
m’a permis de me libérer, l’ accueil sans jugement.
La semaine dernière a été plus occupée et, en plus, j’ai été invitée à un repas avec mon nouveau groupe de prière. Une table abondante ainsi qu’une pige de cadeau. J’ai reçu des produits pour le bain aromatisés au chocolat. Je vois que
le chocolat prime, cela parce que j’ai de la difficulté avec le sucre. Le chocolat est l’aliment déclencheur qui m’amène vers des abus si je ne suis pas vigilante.
Ici, pas de préoccupation, cela se retrouve dans le bain. Quelle chance !!!
Hier, j’ai eu des nouvelles de mon frère qui me questionne, devant l’absence, jusqu’à ce jour, de nos prévisions de rencontres en cette
période des fêtes. Refusant de s’occuper de son besoin d’être entouré de sa famille, mais surtout de l’importance d’être comblé par notre présence en s’occupant de son
besoin pour satisfaire sa valeur en la famille.
Pas évident d’accueillir cette attitude qui suscite en moi un désagrément qui se répercute au fil des ans.
J’ai besoin de m’éloigner des émotions engendrées impulsivement en moi pour être sensible à sa souffrance et être sensible au fait d’être entouré de sa famille, dont celui sous-jacent de se
sentir aimé par ses sœurs. Que de maladresses, d’inconforts engendrés par sa difficulté d’assumer son besoin d’être entouré par nous.
Pour certains qui ne trouvent pas nécessaire d’exprimer leur besoin d’amour des siens, ils comptent sur la pensée magique, comme si
c’était de l’acquis. Non, nous ne savons pas, nous avons besoin de l’entendre, puisque le psychique n’a aucune loi qui régit cette partie de nous qui a si peu de
nourriture pour croire à cette réalité d’amour des siens.
J’espère que vous prendrez le temps d’exprimer aux vôtres l’importance qu’ils ont pour vous.
Tout autant que je vous l’exprime à vous toutes et tous qui avez pris le temps de me lire au fil des jours.
Commentaires