Bienvenue!

avatar-149.gif Nous avons toutes et tous notre perception de l'amour malgré que nous ne connaissons pas lors de nos premiers moment de vie l'importance de celle-ci, cet amour de soi nous permettra d'évoluer pour nourrir notre être d’abondance, de bienfaisante, de respect ainsi que du bonheur de recevoir pour ensuite donner de cet amour.

Cet espace que j’ai ouvert pour parler de mon cheminement personnel au jour le jour, des valeurs alliées à l’estime de soi qui donnent un sens à ma vie. Ayant beaucoup cheminée, je pense que les outils que je vous partagerai, en toute humilité, pourront être utiles aux personnes qui cherchent des réponses pour se rapprocher de leur bien-être. La vérité, est que le développement de la conscience du monde signifie le développement de la puissance à notre bien-être. Nous ne pouvons accomplir avec efficacité que ce que nous comprenons. Permettez-moi de vous témoignez des exemples de la vie courante.


L’objectif  est d'offrir la possibilité d'avoir vos commentaires, vos propres expériences de vie conjugué à la mienne. Car la libération des réserves permet l'épanouissement en s'exprimant suite à une réflexion, une introspection par l’échange sur des thèmes tels que : l'amour, la famille, l’amitié, les relations dans tous les secteurs de votre vie, l’argent, la réussite,la santé, les croyances, et beaucoup plus au fil des jours… 

Je vous partager ce que je vis tout en vous offrant des outils de cheminement personnels afin de vous aider à créer votre vie à l’image de vos aspirations. L'orientation des échanges seront psychologiques, philosophiques, spirituels. Dans l'optique de choisir sa vie, ses plaisirs, ses passions, ses relations, son bonheur en respectant ses valeurs de vie.

 

 

Mardi 30 octobre 2007

terre-coeur.gif Partie 3. Établir la coopération


Le but spécifique d’une relation, pour moi, est la coopération. Seulement, il est nécessaire d’en connaître les éléments pour l’exprimer adéquatement à l’autre parce que le moment venu nous souhaitons mettre des mots sur le sens que cela représente pour nous. Ce dont j’ai besoin à 20-30-40-50 ou 60 ans sera différent. Mes besoins, ainsi que le chemin parcouru, détermineront les éléments que je veux pour parfaire ma vie de moments de bonheur avec un partenaire de vie.

 
Les règles de coopération dans un groupe s’applique autant dans un couple. En tant que personne je me dois de m’assurer de la capacité :
 
De confidentialité : car j’offrirai à l’autre des révélations de moi, l’auto-dévoilement reste confidentiel. Chacun est certain de la discrétion des autres et peut s’exprimer en toute sécurité
 
De respect : cette valeur implique que chacun se comporte avec l’autre comme il aime qu’on se comporte avec lui-même. Ainsi, écouter l’autre avec attention sans porter de jugement, éviter d’interrompre une personne ou de parler en même temps qu’elle, sont des moyens pour que chacun se sente unique et important. Le respect rend à la personne sa dignité tout en la sécurisant dans des moments difficiles d’auto-dévoilement.
 
De soutien : le soutien est essentiel dans des moments difficiles. Il se manifeste par un geste de compassion, un regard bienveillant, une écoute attentive ou une parole d’encouragement. « Être avec » une personne quand elle parle est très aidant.
 
De générosité : la générosité se manifeste par la capacité d’écouter une personne avec respect, de prendre le risque de parler de soi et d’offrir son soutien à quelqu’un. Si chaque personne peut donner et recevoir, il s’ensuivra un sentiment d’équité, c’est-à-dire de satisfaction par rapport à l’investissement.
 
D’engagement : l’engagement est essentiel à la réussite de toute démarche. Il concerne autant l’engagement envers soi qu’envers l’autre : groupe, entreprise, projet personnel ou projet de vie. Envers soi, cela implique, si je souhaite faire un bilan de ma vie affective, que je me dois de prendre un temps pour faire les travaux nécessaires à l’introspection. Je ne banalise pas mon besoin de rencontrer la personne susceptible de correspondre à cette introspection pour combler mon projet de vie affective. Envers le couple ou le groupe, il faut que chacun croit à sa propre richesse, qu’il se voit comme un maillon de la chaîne et qu’il fasse confiance à la vie, à l’autre ou à un groupe. L’engagement invite donc à ne pas fuir s’il y a émergence d’émotions difficiles.
 
De confiance : il s’agit ici de risquer et d’oser être soi-même parce que chacun s’engage à coopérer du mieux qu’il le peut.
Voilà, pour moi, la clé de la coopération. Je suis en mesure maintenant d’exprimer mes besoins de ces cinq éléments essentiels pour débuter une relation qui pourra éventuellement me conduire vers un projet de vie affective avec un partenaire de vie. Pourtant, il est nécessaire de pousser l’introspection plus loin pour débroussailler les vieux éléments qui ne correspondent plus à l’étape où je suis rendue dans ma vie, car l’introjection, croyance que « L’amour va tout arranger » est du passé. L’amour n’arrange pas tout, il est néfaste d’avoir ce type d’illusion. Cela nous éloigne de la réalité suscitant en nous des émotions négatives.  
 
Pour choisir le meilleur pour nous, il est nécessaire de baser nos choix sur une structure qui rejoint nos valeurs, nos limites, les avantages et les désavantage de s’engager avec une autre personne.
 
Voici  différentes questions nécessaires afin d’explorer le changement de vos saisons de vie, car ce qui me contrariait à 30 ans, n’est plus ce qui me contrarie à 50 ans. Évolution oblige. 
 
Qu’est-ce qui me contrarie ?
 
Je hausse le ton quand ?
 
Je me sens perdue quand ?
 
J’aime lorsque :
 
Je m’abandonne quand ?
 
Dans une prochaine relation je souhaite que :
 
Vivre à deux, pour moi c’est :
 
Pourquoi m’engager avec quelqu’un?  Les avantages et désavantages énumérés.
 
Mes motivations à m’engager ou non avec quelqu’un? Minimum cinq par ordre d’importance.
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Communauté : Relations amoureuses
Mardi 30 octobre 2007
fleur-pot.jpg La Vie est une chance. Saisis-la.
 
La Vie est beauté. Admire-la.

La Vie est une béatitude. Savoure-la.

La Vie est un défi. Fais lui face.

La Vie est un devoir. Accomplis-le

La Vie est précieuse. Prends-en soin

La Vie est une richesse. Conserve-la.

La Vie est Amour. Jouis-en.

La Vie est un mystère. Perce-le.

La Vie est promesse. Remplie-la.

La Vie est tristesse. Surmonte-la.

La Vie est un hymne. Chante-le.

La Vie est un combat. Accepte-le.

La Vie est une tragédie. Assume-la.

La Vie est une aventure. Ose-la.

La Vie est un bonheur. Mérite-le.

La Vie est la Vie. Défends-la.

Mère Teresa  


(P.S: texte parvenu par courriel. Je ne peux confirmer la source.)
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Communauté : De rêves en passions
Mardi 30 octobre 2007
jaimedetente.gif Je suis revenue depuis trois jours de vacances suite à une visite chez ma fille. Mon premier matin fut agrémenté d’un bon petit déjeuner copieux, chez la correctrice de mes textes.
 
J’ai fait le tour de son petit domaine où elle abrite des animaux pour le plaisir de ramasser des œufs de poules et de cailles. En plus, elle a une oie, un bouc et, cet été, son conjoint a engraissé deux cochons qui sont maintenant au congélateur. Elle est passionnée d’artisanat ce qui fait qu’elle a aussi un atelier pour travailler le bois.
 
Son bureau a suscité mon envie, car sa table de travail pour peindre sur le bois est située devant une belle fenêtre qui lui permet un regard vers la nature. Inspirant, calme et chaleureux comme tout son nid de création.
 
Après mon déjeuner, j’ai entamé une grande marche dans un sentier près de la rivière Jacques-Cartier accompagnée du chien de ma fille,  Aldo. Après une heure de marche, je suis passée chercher ma petite fille à la garderie, pour continuer de ce pas vers l’épicerie pour le souper. Comme j’étais contente d’être alimentée par soleil, de joie, des gazouillis de Magaly et des pas d’Aldo sur une route de feuilles d’automne.
 
J’ai fait un voyage dans le temps, me remémorant les plaisirs d’avoir profité des premières années de vie de mes enfants pour être avec eux à la maison. Des moments de plaisir et de joie que j’ai grandement appréciés, me retrouver avec Magaly me donnait le goût de me rapprocher d’elle pour en profiter davantage. Elle habite loin de moi, cela me demande une planification de mon agenda et de mon travail pour orchestrer le tout. Qu’importe, j’ai goûté à tous ses moments de plaisir avec elle. Par la suite, ma fille et moi nous sommes permis une journée de magasinage en m’amusant à me trouver deux casquettes différentes l’une de l’autre ainsi que celles choisies par ma fille. Nous avons toutes les deux une tête à chapeau.  Du style nous avons, je vous le dis! Très joli!
 
Je m’étais planifiée un massage métaphorique crée par un britannique Robert St-John, chez une thérapeute de la région Dominique. Je vous laisse la découvrir. Tout en douceur, un bienfait pour le corps. Elle me mentionnait que cela était très subtil comme bienfait dans le temps. À découvrir….au fil du temps.

 
J’ai partagé, avec elle, ce que la découverte de son site m’a permis d’accomplir pour moi, soit la conception de celui sur lequel vous naviguez présentement. Pour moi, je n’ai découvert le phénomène du blog que depuis un an. Cette personne m’a donné le goût de créer « Oser Aimer ». Ouf! Que j’ai découvert des choses depuis un an, que de temps, des erreurs, des transformations, des améliorations pour créer un site un peu plus élaboré chaque semaine. Tout cela demande un bon investissement en temps. Il y a tant de choses à découvrir, cela va tellement vite pour moi.
 
Toujours est-il que j’ai quitté, bien à regret, Magaly et Vanessa pour revenir au travail dans la nuit de vendredi pour entamer ma fin de semaine de travail, mon court séjour étant terminé.
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Vendredi 19 octobre 2007
avatar-156-d--part.gif J’ai eu un retour d’appel m’informant du choix du centre de femmes pour le poste de la coordonnatrice. Elle me mentionne que les intervenantes souhaitaient une personne à l’idéologie féministe.
 
J’ai mentionné que j’avais l’idéologie féministe, puisque je m’implique sur un comité administratif d’une maison en violence conjugale, ainsi que de mon travail dans une maison de thérapie en santé mentale, tous les deux pour femmes.
 
Elle hésite en me mentionnant que les intervenantes voulaient que la personne vienne spécifiquement d’un centre de femmes. Dans ce cas, je lui mentionne que j’aimerais que l’on garde mes coordonnées pour un poste éventuel d’intervenantes pour acquérir l’expérience dans un centre de femmes.
 
Peu de temps après l’appel, j’ai vécu de la frustration d’avoir été convoquée avec l’idée arrêtée sur le choix précis d’expérience dans un centre de femmes. Elles avaient pris connaissance de mon expérience ainsi que des endroits où j’ai œuvré auprès des femmes. Je suis déçue de cette façon de présenter un feed-back d’entrevue. Je garde tout de même à l’esprit que mon expérience globale a capté leur intérêt, malgré leur fermeture pour les femmes extérieures au centre de femmes.
 

petit_coeur-3couleurs2-libregif.gif

J’ai eu, cette semaine, des nouvelles de mon fils, s’informant de mon entrevue pour le poste ci-haut mentionné. Je partage l’ensemble de la situation pour ensuite m’informer de ce qui se passe de son côté.

 
 
Il est présentement en recherche d’une maison pour une nouvelle installation pour son couple. Il était attristé suite à un désaccord avec sa copine dû à une ingérence des parents de cette dernière concernant leur démarche. Il partage l’ensemble de son vécu ainsi que sa difficulté à recevoir l’anxiété de sa copine qui s’extériorise par une pression de questions répétitives et sans fin. Ne pouvant lui offrir de réponses, puisqu’il n’en connaît pas les réponses, impuissant, ne pouvant la sécuriser, il lui mentionne qu’elle lui transmet son anxiété sous forme de bombardement d’un questionnaire pressant. Elle rit…
 
Je lui demande s’il veut discuter avec la mère où la professionnelle. Il me mentionne les deux. J’avoue que je suis très fière de l’ouverture de mes enfants. Plus souvent qu’autrement, ils sont tous les deux ouverts à m’entendre dans mon vécu, connaissance psychologique, spirituelle, etc. Lorsque cela ne leur dit rien, il me le mentionne. J’essaie de penser à leur demandé leur accord pour élaborer sur un thème. Ne voulant pas m’imposer à eux en contrôlant, je tiens à respecter leur liberté.
 
Toujours est-il que je fais observer que cela est facile de refléter à sa copine ce qu’elle fait pour lui créer une pression. Seulement, il ne partage pas ce que cela lui fait vivre, à lui, de subir cette pression. Si la pression est si forte, identifie ce que tu vis ainsi que  ta limite pour lui exprimer voilà ta responsabilité, elle ne la connaît pas ta limite tant que tu ne lui indiques pas. Facile de voir ce que l’autre fait à notre égard, moins évident d’exprimer le vécu et limite.
 
J’ai pris le temps d’accueillir ses malaises ainsi que les moments de silence pour lui permettre d’aller au bout de sa pensée. Il a été très accueillant à mes observations. Je ne sais pas s’il passera à l’action cela reste entre lui et elle.
 
Je fais justement les préparatifs pour aller visiter ma fille et petite-fille, Magaly. J’ai hâte de la voir, elle marche maintenant. Cela fait déjà un bon deux mois que je ne l’ai pas vue. 
 
J’ai placé, dans la voiture, tous les vêtements qu’elle hérite de ma sœur. Elle en a des tonnes de copies de robes, de pantalons, de chandails, etc.  La vie est généreuse, j’avoue que je ne pensais pas de cette façon quand moi-même je portais, enfant, tout le linge des autres. Maintenant, ma vision a changé, je comprends mieux la situation parentale ainsi que le contexte de vie qui porte certaines personnes dans une simplicité volontaire ainsi que les dons généreux. 
 
Je pourrai la cajoler, la câliner, la promener durant deux jours durant que maman ira au travail. Je gâterai, à ma façon, ma fille qui est seule puisque son conjoint est en Afghanistan. Contexte de vie pas facile à vivre pour une jeune maman. 
 
 
 
 
 
 
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Vendredi 19 octobre 2007

avatar-155-femme-aveugle.gif Mes hommages très chère Madame Chayer. Merci pour ce merveilleux texte J'ai été très touchée et interpellée par vos paroles. J'ai transmis votre message à ma fille pour qu'elle se souvienne d'où je viens, le chemin parcouru et celui qu'il reste à parcourir. 

 
Voilà, grâce à vous, j'ai enfin pu mettre le doigt sur le malaise qui se produisait en moi chaque fois que je me trouvais face à une jeune femme voilée.  Je comprend maintenant que ce sont mes ancêtres (grand-mères, arrières grand-mères,...) qui elles, se souviennent à travers moi, à travers mes yeux qui voient cette réalité qui ressemblait à la leur et qui n'est pas si lointaine.  Une vie d'oppression, de soumission, au nom de la religion.  De nature, je suis très ''vivre et laisser vivre''.  Que les choix vestimentaires d'une personne soient dictés par la mode, par leur préférence personnelle ou par leur travail, je respecte ça.  MAIS, dès que je vois une aussi jeune femme dans la vingtaine se couvrir ainsi, j'ai mal, j'étouffe pour elle.  Cette soumission est d'autant plus évidente et choquante pour moi quand je vois, l'été, sous un soleil ardent du midi, alors qu'il doit faire 40 degrés (avec le facteur humidex), un homme habillé d'un short et d'un chandail à manches courtes ayant à ses côtés une femme (jeune je présume puisque je vois à peine son visage) qui elle, est couverte tout de noir de la tête aux pieds, et qui porte les paquets tout en poussant la poussette.  Ça... ça me révolte.
 
Je transmettrai votre lettre au plus grand nombre de gens possible dans l'espoir de ne jamais voir ma petite fille ou mon arrière-petite-fille un jour être cachée sous un voile et des vêtements lourds et noirs qui la couperait du monde qui l'entoure en train de pousser une poussette les bras chargés de paquets quand, à ses côtés se tiendrait un homme vêtu d'un short et d'un chandail à manches courtes... alors qu'il fait 40 degré à l'ombre...
 
Dorénavant, je pourrai dire ''je me souviens'' de ce que Mme Chayer m'a raconté..
 
J'aurais  voulu aller rencontrer ces femmes musulmanes à Hérouxville pour partager leur culture et leurs recettes, mais surtout pour profiter de l'occasion de leur  expliquer notre devise je me souviens. 

Je me souviens que, dans mon jeune  âge, nous ne pouvions pas entrer à l'église sans avoir un voile ou un chapeau  sur la tête. À cette époque, je me souviens aussi que c'était aussi un péché  mortel de manger de la viande le vendredi. Dans la même décennie, je me  souviens que ma mère a été chassée de l'Église parce qu'après avoir mis au monde quatre enfants, elle ne voulait plus en avoir d'autres. Je me souviens que pour cette raison, le pardon de ses fautes lui était refusé par l'Église  à moins qu'elle ne laisse son corps à son mari, avec ou sans plaisir, au  risque d'atteindre la douzaine. Je me souviens qu'elle a refusé et qu'elle a  quitté l'Église comme beaucoup d'autres femmes de sa génération. Je me souviens que ma mère s'est ensuite séparée de mon père et que nous sommes  devenus la cible des regards et des commentaires désobligeants de notre  paroisse. Cependant je me souviens qu'à la suite de sa séparation, nous avons  vu le collet romain sur la table de nuit. Le prêtre voulait-il tester les moyens de contraception de l'heure ? Dans la même décennie, je me souviens que la cousine de ma mère a obtenu le divorce et qu'elle a reçu du même coup son excommunication de Rome. 

Je me souviens que quelques années à peine avant  a naissance, les femmes ont obtenu le droit de vote et en même temps le  droit d'être considérées comme des citoyennes à part entière dans la société. 

Je me  souviens que lorsque j'étais jeune, nous devions nous aussi, comme pour les  religions musulmane et autres, prier sept à huit fois par jour. La messe à  tous les matins, une prière avant le déjeuner, une prière en entrant en  classe, une au dîner sous le coup de l'Angélus, une autre avant la classe de l'après-midi, les grâces au souper, le chapelet en famille avec le Cardinal  Léger et une dernière prière avant d'aller au lit. Il y avait le mois de  Marie, les Vêpres, etc.. Nous avions aussi de longues périodes de jeûne avant Noël (l'Avant), avant Pâques (le Carême). Je n'ai pas dit non plus que nous  devions porter le deuil durant un an et moins selon le degré de parenté de la personne décédée. Je me souviens que, tour à tour, ma mère et ma belle-mère  ont vu une opération urgente retardée en attendant que leur mari respectif, de qui elles étaient séparées de fait et non légalement, apposent leur  signature pour autoriser leur intervention chirurgicale.

 Devenue  adulte, je me souviens que grâce aux pressions de la génération précédente,  j'ai eu accès aux premiers moyens de contraception qui m’a permis de  restreindre le nombre de mes propres rejetons. Je me souviens aussi qu'il  n'était plus un péché de manger de la viande le vendredi. Je ne sais pas ce qui est arrivé à ceux qui sont allés en enfer. J'espère qu'on les a rapatriés. Devenue adulte, je me souviens avoir travaillé dans des  environnements traditionnellement réservés aux hommes. Je me souviens des frustrations de ne pas avoir été traitée au même titre que les hommes dans  les entreprises et surtout dans la vie en général. Je me souviens qu'après  avoir eu un fils, je ne voulais plus d'autres enfants de peur que ce ne soit  des filles, par solidarité et parce que le travail qui restait encore à faire  pour atteindre l'égalité était énorme. Je me souviens des efforts que  beaucoup de femmes ont dû déployer pour se faire reconnaître et pour obtenir  des postes administratifs de haut niveau. Je me souviens du militantisme de  beaucoup de femmes qui ont travaillé d'arrache-pied pour obtenir l'équité  dans notre pays comme politicienne, au sein des chambres de commerce, des  syndicats, du Conseil du statut de la femme, etc. Je me souviens qu'il a  fallu plus de cinquante ans d'efforts collectifs pour nous libérer de l'emprise de l'Église et de la religion sur nos vies. Je me souviens qu’il a fallu plus de soixante ans (1940 à 2006) pour obtenir l’équité salariale et que ce n'est pas encore fini. Mes soixante ans font que je sais que rien  n'est acquis dans la vie et qu'il faut maintenir voire redoubler nos efforts pour ne pas perdre le résultat de tous ces labeurs. 

Je ne suis pas raciste, cependant, lorsque je vois d'autres ethnies, imprégnées par leur religion contrôlante, vouloir s'imposer dans notre société, j'ai peur. J'ai peur parce  que ces hommes et ces femmes ne savent pas quel chemin nous avons parcouru.  De plus, les jeunes québécoises qui embrassent cette religion qui voile les  femmes ne se souviennent pas. C'est donc par ignorance qu'on explique leur  choix. Aucun animal dans la nature à part l'homme, qui couvre sa femelle par-dessus la tête. Je  suis maintenant une grand-mère de quatre merveilleuses petites filles et j'ai peur. J'ai peur lorsque je vois une femme voilée travailler dans un CPE ou  dans nos écoles ou encore lorsqu'on y laisse un enfant porter le Kirpan. Nous nous sommes débarrassés de tous ces symboles religieux et voilà qu'ils  reviennent à l'endroit même où l'éducation de notre nouvelle génération est  cruciale et à la période à laquelle on doit inculquer les principes fondamentaux de vie en société à nos enfants. La tolérance envers ces symboles religieux que sont le voile, le Kirpan, le turban dans les CPE, dans nos écoles et dans nos institutions en général est un manque de respect pour les générations précédentes qui ont travaillé si fort pour se retirer de l'emprise de la religion sur nos vies. Vous ne vous souvenez pas ! Moi, je me souviens et à cet égard, je n'ai aucune tolérance et je ne veux aucun accommodement par respect pour ma mère, ma tante et pour mes petites filles.  Je me souviens que la charte des droits et libertés permet à chacun de pratiquer la religion de son choix, mais de grâce que cette religion demeure dans la famille. Le  port du voile dans la religion musulmane est pour nous la démonstration la  plus importante de la soumission de la femme et c'est cela qui nous fait peur  et qui nous choque parce qu'on se souvient. On se souvient que ce symbole  existait il y a cinquante ans et on ne veut pas revenir en arrière. Je me souviens surtout que lors de la Révolution tranquille, les communautés religieuses ont suivi tout naturellement l'évolution de notre société en se laïcisant. Elles ont troqué, sans qu'on le leur impose, leurs grandes robes  noires et leurs voiles dans le cas des femmes pour des habits civils sans  pour autant renier leur foi et sans cesser de prier. Plusieurs de ces personnes sont encore vivantes aujourd'hui. Doit-on leur dire qu'elles ont  évolué à tort et qu'elles ont fait tous ces efforts pour tomber dans l’oubli ? Que l'on prie Jésus, Mahomet ou Bouddha m'importe peu, mais nous nous  sommes battus, québécois et québécoises, pour que notre société soit laïque.  Nous nous sommes battues, québécoises, pour obtenir l'égalité du droit de  parole entre les hommes et les femmes autant que pour l'égalité des chances  au travail. Souvenez-vous que si vous avez immigré au Canada et surtout au  Québec, c'est pour faire partie d'une société ouverte qui vous donne sur un  plateau d'argent tous les acquis que les générations précédentes ont obtenus  particulièrement au chapitre des droits des femmes. Je veux croire aussi que  c'est par ignorance de nos traditions et de nos coutumes et non par manque de  respect que les femmes musulmanes veulent  montrer au grand jour, voir imposer ce symbole de leur croyance qu'est le voile. Peut-être que notre  société va trop loin avec ses libertés. Mais, le balancier doit s'arrêter au  milieu et non régresser jusqu'au point de départ. Il faut se souvenir. L'intégration à une société commence par le respect de ses traditions et de ses coutumes ainsi que par le respect envers ses citoyens et citoyennes qui ont participé à l'exercice. Peut-être que nos livres d'histoire ne se  souviennent pas ou bien qu'ils n'ont simplement pas été mis à jour. C'est  donc la responsabilité du gouvernement d'appliquer notre devise « je me  souviens » à notre Histoire et d'intégrer à cette Histoire les efforts de nos générations précédentes pour atteindre la société d'aujourd'hui et surtout de  s'assurer que la génération montante s'en souvienne. C'est  aussi la responsabilité des organismes d'accueil aux immigrants de leur faire connaître cette devise du Québec «» afin que ces nouveaux arrivants ne  pensent pas que nous sommes racistes simplement parce que l'on s'en souvient  et qu'on ne veut pas imposer à notre progéniture d'avoir à reprendre les mêmes débats qu'il y a cinquante ans. En terminant, pour commenter le sondage  du journal La Presse d'hier sur les musulmans heureux de vivre chez nous, je  dis que même et surtout si les femmes voilées que l'on retrouve dans les CPE  ainsi qu'ailleurs dans nos institutions font partie de cette majorité heureuse de vivre en notre terre, alors cette majorité m'incommode pour tous  les arguments que j'ai soulevés précédemment.

Grand-mère Johanne Chayer 
Courriel :  johanne.chayer@videotron.ca  
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Communauté : LECONS DE VIE
Mercredi 17 octobre 2007
avatar-155-femme-aveugle.gif
J’ai eu des nouvelles de ma sœur hier. Elle est en congé médical pour deux semaines, suite à un surplus de travail qui la exténuée, ce qui a occasionné un retrait du travail. Elle a été dirigée vers une psychologue en milieu de travail.
 
Elle me mentionne qu’on a établi le lien entre le rôle qu’elle jouait dans la famille ce qui se transpose automatiquement dans le milieu du travail. Elle n’en revenait pas de constater que tout nous ramène à notre système familial.
 
Je riais de voir qu’elle était confrontée à cette réalité dont je connais si bien le fonctionnement étant dans le domaine. Mon rôle à moi n’est pas exempt du rôle que j’avais dans ma famille. Je lui faisais remarquer que j’avais été la plus proche de notre frère pour l’entendre dans sa détresse lors de son hospitalisation de cet été. D’ailleurs, il a reconnu mes forces d’écoute et mon accueil. Cela est plutôt rare d’être reconnu par sa famille. Cela a été un moment nourrissant pour moi d’être enfin reconnue pour mes forces, car auparavant je n’ai jamais ressenti que cela avait de l’importance pour lui mon intérêt pour la relation d’aide.
 
Toujours est-il qu’aujourd’hui, je me sens vidée suite à quatre jours d’activités entre les réunions, le travail en maison de thérapie, les clients, le téléphone pour l’organisation de la conférence dont je dois m’occuper en Montérégie.
 
De plus, lors de la réunion, il y a eu un point qui a créé de la tension. Je suis devenue le bouc-émissaire d’une consœur qui est en souffrance, présentement. Pas facile pour moi d’être le déclencheur d’une souffrance intérieure pour une autre personne. Je trouve cela difficile d’accueillir l’intensité d’un chagrin, lorsque je vois une personne vouloir rallier le groupe contre moi me pointant comme la méchante. L’impuissance que je ressens à ce moment-là, coincée devant tout le groupe, me fait un peu paniquer par son intensité. Il devient, pour moi, difficile d’assumer ma différence, me sentant coupable d’exister en affirmant ma vision de ce que je souhaite retrouver dans notre groupe. 
 
J’ai dû, samedi dans la nuit, écrire beaucoup pour me libérer de mon vécu, pour voir clair en moi. J’étais même prête dans mon fonctionnement impulsif, à me retirer des réunions pour ne plus m’exposer de nouveau à cette situation qui devient répétitive depuis cinq réunions. J’ai eu besoin d’en parler autour de moi pour être éclairée de ma part de responsabilité dans ce que je vis. Une consœur, en maison de thérapie, m’a permis de voir comment je m’excluais rapidement par inconfort au lieu de m’occuper de mon besoin. Oups! Quand j’ai les tripes centrées sur mes tripes, j’ai besoin d’une autre personne pour me permettre de prendre mes distances et ne pas me saboter moi-même. Je suis bien contente d’être bien entourée de personne qui me permette de ne plus me saboter comme cela était fréquent pour moi auparavant.
 
J’ai fait une demande à la présidente du groupe que lors de notre prochaine réunion en janvier, un médiateur soit parmi nous, car, d’après ce que j’ai entendu hier, lors d’une autre réunion où certains membres font partie des deux groupes, personne ne peut se permettre de faire voir à cette personne, qu’elle a le devoir de s’occuper de sa souffrance, qu’elle projette sur une personne ou une autre dans le groupe. Notre situation ne nous le permet pas puisqu’elle est une de nos consoeurs. Cela demande une délicatesse, car elle est présentement dans un nœud émotionnel. Seule une personne extérieure à nous pourrait se permettre de lui verbaliser et de l’inciter d’aller en régulation ou en thérapie.
 
De mon côté, cela me permet de m’occuper de mes besoins de façon plus mature que la petite fille qui « garroche » tout pour passer à autre chose. Je n’ai pas le goût de blâmer la situation, où une personne pour prendre une décision. Si je choisis un jour de me retirer, la raison en sera que cela ne répondra plus à mes besoins personnels du moment.
 
Je réalise aussi que, depuis que j’ai décidé de m’orienter vers une recherche de l’emploi pour me joindre à une équipe de travail, je sens une angoisse, face au fait de retourner dans un milieu dont je suis depuis longtemps éloignée. Je dois, par le fait même, faire le deuil de ce que j’aime dans ma situation de travailleuse autonome. Je me sens un peu déboussolée, j’ai remis aujourd’hui ce que j’avais prévu à mon agenda comme démarche. Je me vois tourner en rond pour retarder mes appréhensions de la situation.
 
J’ai pris rendez-vous demain pour aller rencontrer mon thérapeute, j’ai besoin de libérer ce qui est enfoui pour libérer mes blocages suite à ma décision.
 
Bien oui! Une thérapeute se doit à des régulations, à des supervisions, des thérapies pour se libérer comme chacun d’entre vous tous de ses blocages qui nuisent à son épanouissement. J’ai besoin d’être accueillie dans ma totalité tout comme vous tous.
 
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Communauté : LECONS DE VIE

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