La date du 7 juillet était un événement porteur d’éléments spéciaux pour certains. Pour ma part, je
suis allée au Palais des congrès à une journée de chant, de musique ainsi qu’à une soirée-guérison. J’avais demandé à Jacques de se joindre à moi pour cet
événement. Je l’avais informé qu’il pouvait quitter s’il n’était pas confortable dans cette atmosphère de louange et d’adoration à Dieu. Il
semble assez ouvert à la découverte et à l’inconnu.
Cela fait du bien de chanter, de danser pour exprimer sa foi dans l’amour, l’abondance et la richesse, entourée de gens qui croit, tout comme toi, qu’il s’agit de demander pour que l’intention porte ses fruits.
Avant la soirée-guérison, nous nous sommes rendus à deux pas du Palais des congrès dans le quartier chinois. Nous avons choisi un restaurant chinois où nous
avons mangé abondamment. Service des plus rapides, car le roulement y est abondant. Nous étions entourés de gens de plusieurs nationalités et de tout
style. Surprenant et fascinant d’observer autour de soi autant de culture.
Le partage d’un repas est agréable, surtout si dans la semaine tu manges, la plupart de tes repas, tout fin seule. J’en ai profité pour parler d’une relation que j’avais croisée dans le courant de la journée avec Jacques. Je partageais, avec lui, ce que j’avais vécu avec cet homme. Cela lui a permis d’en savoir un peu plus long sur moi. Par ailleurs, Jacques est plus enclin que moi à parler de ses anciennes relations. Pour ma part, j’essaie de m’en tenir au présent.
J’avais auparavant demandé à Jacques d’arrêter de me parler de sa dernière relation, car il la cite souvent. Je trouve que, dans mes expériences avec les hommes, ils ont souvent tendance à discuter sur leur relation précédente. Je ne dis pas que les femmes ne le font pas, seulement je trouve que cela devient redondant à la longue de citer les ex. Par contre, une bonne écoute permet d’avoir une vue d’ensemble de l’homme qui est devant soi, naturellement si nous restons ouverte et attentive aux points forts et faibles de leur histoire.
Quelques jours avant cette sortie, j’ai entamé la lecture du livre Le syndrome de Tarzan, de Pascale Piquet. OUAH! Quel livre, quel dévoilement de sa vie de dépendance affective. Qui aurait cru que Tarzan ait quelque chose à voir avec la dépendance? Pourtant, beaucoup de gens dépendent autant de l’affection des autres que Tarzan de ses lianes : pour ne pas tomber dans le vide affectif, ils préfèrent s’attacher à la première personne qui passe.
Témoignage d’une femme qui s’est libérée de ses lianes et qui aide aujourd’hui ceux qui en sont prisonniers et qui ont des difficultés à s’en défaire. Ce livre plein d’humour m’a bien fait rire et son expérience racontée avec des images, donne de l’impact à ses propos. L’espoir qu’elle transmet m’a fortifiée dans ce que j’entreprends aujourd’hui comme démarche personnelle pour déjouer les pièges qui m’empêchent d’accéder à une vie de couple épanouie. D’ailleurs, elle nous propose des questions pour évaluer le potentiel d’un nouveau partenaire.
Je me suis souvenue, durant le souper, d’une question que j’ai décidé de poser à Jacques.
« À cette étape de ta vie, qu’elle est ta vision du couple? »
Il me répond : « Je ne souhaite pas vivre avec une femme. J’imagine que toi, tu souhaites vivre avec un homme. »
Chercher l’erreur. Sur le coup, je n’ai pas été en mesure de voir que l’information qu’il venait de me donner était de grande importance. Le réflexe de la conversation engagée ne m’a pas permis de ressentir adéquatement mon malaise. J’ai entamé une réponse que je ne me souviens pas dans tout son ensemble. Pourtant mon subconscient a tout enregistré.
Lorsque nous nous retrouvons à la soirée-guérison, la première chanson est pour les couples. Elle demande au couple de se tenir la main, je ne réfléchis pas et demande à Jacques s’il veut participer, prenant cela comme un jeu. Il ne répond pas vraiment. Ce qui fait que nous nous donnons la main. J’écoute la chanson pour réaliser que cela est hors contexte de ce que nous vivons lui et moi : je ne suis qu’une copine. Nous ne sommes pas un couple, je suis embarrassée de voir dans quelle situation je me suis mise. Je lui dis bien que nous ne sommes pas un couple. Quelle confusion! Pourtant, nous continuons le jeu. Elle invite, suite à sa chanson, de parler à notre conjoint avec notre cœur. Entrée dans le jeu, je lui demande de me parler avec son cœur.
-
Je t’ai parlé tantôt avec mon cœur.
- Tantôt nous avons parlé du passé, arrête de me conter des histoires.
Je n’en reviens tout simplement pas. Je suis bénie des dieux, car tout cela n’a pas été mis dans mes oreilles pour rien. Cela était là pour éclairer davantage ma vision de ma relation avec lui. Je mets cela en veilleuse pour y revenir plus tard.
La soirée se termine par l’appel à la guérison. Certaines personnes affirment avoir été soulagées de maux. Il reste à faire valider cela par leur médecin. Jacques semble avoir apprécié l’ensemble de la journée, mis à part quelques mots exprimés avec lesquels il n’était pas confortable. Je peux comprendre, car moi aussi, lors de mes premiers moments avec ce groupe, j’étais inconfortable avec certaines expressions. De toute façon, il est nécessaire de se servir de notre jugement pour évaluer si cela nous convient ou pas. Nous rentrons tout en discutant de l’ensemble de cette journée. Je lui souhaite bonne nuit en le déposant chez lui, tout en continuant ma route jusque chez moi.
Je ne tarde pas pour aller retrouver Morphée. Je suis fatiguée, car je travaille dimanche à la maison d’hébergement. Le lendemain je devais me lever tôt. Bref, le dimanche matin arrivé, je prends mon café et je me remémore ce qui a été mis en veilleuse hier pour éclaircir les points de mes malaises.
Bon, nous ne parlons pas le même langage. Je pose une question sur sa vision du couple, puisque nous avons tous les deux diverses expériences à notre actif. Jacques me parle de ce qu’il ne veut pas, soit vivre avec une femme en me mentionnant que je veux sûrement vivre avec un homme. Donc, je n’ai pas vraiment répondu. Puisque qu’il a déjà entamé une réponse qui, d’emblée, était à l’opposé de ce que lui voulait. Je trouve qu'il met la charrue avant le boeuf comme dit l'expression.
J’avais déjà été étonnée qu’il me demande, dans une conversation précédente, le prix de la location d’une chambre chez moi tout en me mentionnant qu’il pourrait devenir un pensionnaire. Je lui avais signifié qu’il y avait des chambres libres, actuellement. Seulement, je ne comprends pas trop, car il vient de peinturer chez lui pour enjoliver son logement. Je lui ai mentionné qu’il a un logement très abordable dans un beau secteur de Montréal.
Je suis bien contente d’avoir eu sous la main Le syndrome de tarzan, de Pascale Piquet
communauté : LECONS DE VIE







Voilà déjà un moment que je suis sans compagnon de vie.









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