Vivre de nouvelle expérience m’a toujours stimulée, ce qui fait que j’ai accepté, tout dernièrement, d’aller jouer au bowling avec
Jacques. Il joue aux grosses quilles. Je ne suis pas vraiment connaissante de ce jeu. Par contre, il me faisait remarquer que je pointais bien pour une débutante soit
autour de 100 points pour ceux qui s’y connaissent.
Précédé d’un bon souper, qui a été, comme toujours, agréable, nous permettant d’échanger
de l’étape où nous sommes rendus dans notre célibat. Pour ma part, je lui mentionnais que j’avais pris la décision, voilà dix-huit mois de prendre un temps d’arrêt. Il constatait que j’étais
hésitante d’accepter son invitation pour créer un rapprochement plus intime. Je lui ai fait mention que j’étais beaucoup plus attentive à mes propres sentiments, présentement, je ne ressentais
pas la naissance d’un élan me disant d’aller plus loin pour approfondir la relation. Étant donné que tu m’as mentionné que tu n’avais pas l’intention de changer, ni de
coopérer au bien-être de la relation, j’ai restreint mes élans les dirigeant vers d’autres horizons.
De plus, il m’a reconnue comme étant une personne bien à son affaire côté finance. D’ailleurs, nous abordons
régulièrement cet aspect lorsque nous nous voyons. Nous avons suivi, au même moment, le cours « Vers l’indépendance financière » à l’automne
2006. Il avait plutôt connu certaines femmes en difficulté financière. Il avait tendance à être le sauveur de ces dames. Je réalisais qu’à
sa façon, il me reconnaissait pour l’importance que j’avais mis à défendre mes droits. De plus, il voit que j’administre ma maison de pension. Contrairement à certains
hommes que j’ai rencontrés sur ma route qui avaient de la difficulté à composer avec mon côté leadership. J’entendais un compliment et cela m’était agréable. D’autant
plus que je lui avais déjà fait observer antérieurement, qu’il ne faisait pas de compliments facilement. Je vous dis que là j’étais comblée, je le prenais avec plaisir.
Lorsque j’étais sur la route du retour après agréable soirée, j’ai réalisé tout à coup qu’il n’avait pas blasphémé
de la soirée. Qu’est qui arrive? Je lui avais fait une demande de coopération pour se restreindre en ma présence. Cela m’agressait. Cela arrive à tout le monde. Il m’avait répondu défensivement
que je voulais le changer. D’ailleurs, qui n’a pas entendu cette réplique. Tous les adeptes de « Tu ne peux pas le changer », « Tu ne me changeras
pas ». Pour moi, il est bien clair que dans une relation il y a deux personnes, deux personnes qui, par respect pour l’autre, doivent participer au bonheur de l’autre. Je vais même plus
loin, en disant que notre partenaire peu aider à guérir nos blessures conscientes et inconscientes. (voir imago)
Pas de problème si tu veux sacrer. Seulement, je vais faire attention à mes oreilles, nous nous rencontrerons quand
je serai disposée à entendre des blasphèmes. Ce qui fait que nos rencontres se sont distancées, d’ailleurs je vous l’avais déjà mentionné.
Youpi! Je vois que ma demande a été reçue sans qu’il m’en parle, il a restreint ses
propos blasphématoires. Je n’en reviens pas ses défenses sont tombées ainsi que ses résistances. J’ai pris le temps de revenir de mon étonnement. Seulement, je ne
pouvais passer cela sous silence. Tout de même, cela n’est pas évident pour une personne qui le fait régulièrement. Tout effort demande à être souligné. Dans le
courant de la semaine, j’ai pris le temps de lui envoyer un courriel pour souligner ma reconnaissance à cet effort. Il me répond, je crois que tu me l’a demandé j’pense. Bien court comme réponse, pourtant cela dit tout.
Toujours est-il que cela change la dynamique de la relation. Je vois que nous n’avons
pas coupé le lien malgré nos limites personnelles, reconnaissant les défensives et réticences sans pour autant mettre un terme à notre relation. Cette relation est simple et légère, tout comme je
lui disais dans le courant de cette soirée. J’ai besoin de légèreté, d’agrément, de plaisir puisque je côtoie la souffrance régulièrement.
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