Mercredi 5 septembre 2007
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Vous me flattez Monsieur! Voilà que
je découvre mon copain Jacques sous un autre aspect de sa personnalité. Samedi, j’avais invité Jacques pour le remercier d’avoir pris deux jours de son temps pour venir émonder mes deux gros
érables à l’arrière dans ma cour.
Je portais un chandail un peu plus décolleté que d’habitude avec une jupe assortie. L’été, je suis souvent en jupe par plaisir et par féminité.
Voilà deux semaines que nous ne nous sommes pas vus parce que j’étais prise par un surplus de travail et un désir d’éloignement suite à notre dernière rencontre lors
de notre travail en équipe pour la coupe des arbres. Deux jours qui m’avaient permis de faire équipe avec lui pour ce travail. Pour moi, il est important de respecter le travail de l’homme
et sa façon de procéder dans son exercice. D’ailleurs, je ne connais rien à la coupe des arbres. Il a un cours de bûcheron donc, je laisse faire, tout simplement.
Je devais, pour ma part, ramasser et trimer les bouts des branches pour les déposer au chemin pour le ramassage par la ville. Ouf! Le terrain en était
envahi. Je procédais par coin respectif en attachant ensemble les branchages. Qu’elle n’est pas ma surprise de voir qu’il commence à me donner des ordres, gérer les coins que je dois
travailler, il prend les feuillages que j’avais commencé à disposer et les transporte dans un autre coin qui, portant, était à l’opposé de l’endroit où il travaille donc non
nuisible pour lui.
J’avais senti monter la colère en moi, j’avais respiré en acceptant ma colère pour ensuite prendre un temps pour exprimer adéquatement ce que je voulais lui
exprimer. « Jacques, je respecte ton travail, ce qui fait que je souhaite que tu respectes le mien. Il n’a rien répliqué suite à ma demande de respect.
Nous avons continué à travailler pour terminer notre journée avec une sieste moi dans la balançoire et lui dans une chaise de jardin. J’avais promis à Jacques,
pour le remercier, un repas au restaurant.
Le moment de cette occasion est arrivé. Nous soupons dans un restaurant grec, arrosé de vin avec une bonne assiette de langoustines. La soirée est agréable nous
parlons sommairement du cours auquel je me suis inscrite sur les relations affectives, de son nouveau travail, d’une décision que je dois prendre pour la gestion de ma maison de pension, ainsi
que plein de sujets des plus diversifiant. La conversation est agréable et nous avons bien du plaisir.
Après ce souper nous quittons et je constate que le vin a fait plus d’effet sur moi que d’habitude. J’imagine que c’est dû à ma fatigue.
Jacques conduit pour nous rendre chez lui. Je monte pour prendre un café ne voulant pas quitter avec cet effet dans mon corps pour la prévention en
voiture.
Voilà que Jacques me dit que je suis sexy. Il a d’ailleurs des gestes plus tendres à mon égard. Je le remercie pourtant surprise d’entendre un compliment aussi
personnel. Depuis que je le connais, c’est la première fois qu’il me complimente, c’est-à-dire depuis neuf mois. J’en suis déstabilisée, non pas par le compliment comme tel, mais
déstabilisés, car pour moi, il n’y avait rien de possible entre lui et moi. J’avais classé cela dans un tiroir de mon cerveau et j’avais fermé le tout. Tout à coup, par ce compliment,
le tiroir venait de s’ouvrir laissant l’ouverture à une foule de questions qui me perturbaient lors de mon retour vers la maison. Je vois bien, en l’écrivant, que mon cœur n’est pas
sensible à notre relation. Jusqu’à maintenant, mon cœur ne s’est pas ouvert à cette possibilité. Pour moi, il n’y avait que de la camaraderie avec de bons échanges, sans plus.
Qu’est-ce qui fait qu’un compliment me perturbe?
Je réalise que, depuis ma dernière relation, j’ai voulu prendre une distance avant d’établir une nouvelle relation. Je voulais prendre le temps de faire le
plein, prendre du recul pour ne pas m’aventurer sans avoir pris le temps de connaître l’autre dans une éventuelle relation. Je ne souhaite plus de précipitation aveuglée pour mon désir
d’avoir une relation.
Je ne crois pas que cela est possible entre Jacques et moi. Je laisse tout de même la vie suivre son cour sans pour cela me faire un scénario face à son
compliment. Cela est un compliment qui n’a pas besoin de prendre une ampleur démesurée suite à ma déstabilisation momentanée. Je lâche prise, je verrai bien ce qui se déroulera après
ce simple compliment sur ma tenue d'allure sezy.
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