Lundi 15 octobre 2007
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Problème de porte et
de clé ce matin. Je me suis levée en constatant que la poignée de la porte d’entrée a été déposée sur la table d’entrée par un de mes pensionnaires. Il m’a laissé une note à l’effet que le
système de la poignée est défectueux. Oups! Pas le temps de voir à cela ce matin, je dois quitter au plutôt pour un rendez-vous. J’y verrai à mon retour, déjà qu’hier j’ai perdu mon
trousseau de clés.
J’ai eu beau cherché de tous bords et tous côtés, rien à faire! Je ne les retrouve pas. Même si je me suis intériorisée pour me concentrer sur mes faits et gestes, rien
n’y fait, je ne trouve pas. Ce qui fait que j’ai dû prendre mes clés d’urgences.
En parlant de porte, il y a une autre porte qui s’est fermée. Celle de la possibilité d’un nouvel emploi comme coordonnatrice dans le centre de femmes. Bien oui! Je m’en
doutais bien, mon intuition me disait que le temps écoulé pour la réponse était trop long. Il y a un certains nombres de personnes autour de moi qui me disaient de garder confiance, pourtant, de
mon côté, mon optimisme déclinait au point d’en être au point mort. Je ne m’étais pas trompée.
J’ai écouté le message sur ma boîte vocale, me mentionnant qu’elle avait choisi la candidate et que malgré mes forces, je n’avais pas été retenue. Elle me mentionnait qu’elle était
pour me rappeler pour me faire part de mes forces et de mes écueils pour le poste. Je suis déçue, seulement pas anéantie par la nouvelle. Je trouve dommage par contre, que la femme du
conseil d’administration n’a pas, pour le moment, pris la peine de me rappeler pour me donner mes forces et écueils pour ce poste. J’ai bien retourné l’appel en lui laissant un message lui
soulignant l’importance pour moi d’avoir un feed-back.
Depuis deux jours, je suis sans nouvelle d’elle. J’espère qu’elle sera en mesure de respecter sa parole, puisqu’elle mentionnait l’importance qu’elle accordait de transmettre
le compte rendu à toutes les femmes reçues en entrevue. J’ai compris, lors de ma transmission d’appel, que le centre est en restructuration. Il donnait un numéro pour les joindre en cas
d’urgence seulement. Donc, je crois qu’il est préférable de laisser le temps faire son œuvre.
Cette mise en candidature m’a permis de voir l’intensité de mon besoin d’intégrer un travail à temps plein. Ce qui fait que j’ai pris la décision de m’attarder davantage sur
les annonces dans un domaine susceptible de m’intéresser en lien avec mes compétences. J’adapterai, le cas échéant, mon agenda en conséquence d’une clientèle à temps partiel en soirée pour
mes consultations. Je ne ressens pas l’urgence de cette recherche; par contre, je place cette intention dans mes pensées pour m’enligner vers sa réalisation.
Cela fait déjà dix ans que je suis travailleuse autonome, dont cinq comme thérapeute et cela accompagné d’un travail salarié pour palier ma sécurité à temps partiel. J’ai mis
beaucoup de temps, investissant beaucoup d’argent et d’énergie pour acquérir de nouvelles compétences, principalement pour me libérer de tout blocage intégré dans l’enfance pour être en mesure de
guider adéquatement ma clientèle.
J’avais besoin d’être reconnue par mes pairs. Seulement, j’en suis venue au constat que mon besoin de reconnaissance s’est apaisé suite à différentes déceptions qui ont été
difficiles, car elles ont plutôt blessé mon amour-propre. Par contre, cela m’a permis de faire le point depuis deux ans. Je constate qu’un grand nombre de thérapeutes, sur ma route, vivent
précairement dans l’espoir de percer en arrivant à vivre de l’amour de leur profession. Cela est accompagné d’un grand don de soi qui dépasse parfois leur limite.
J’ai d’ailleurs été bien touchée par un article d’une thérapeute publié dans L’incontournable revue de notre corporation. Tout comme moi, elle vibrait à la
pensée d’être un jour une thérapeute qui vivrait de sa profession.
Puisque j’aime l’intériorité, les émotions, l’imaginaire, les rêves, j’aime, par le fait même, accompagner les gens vers leur individualité.
Malheureusement, ma persévérance, le courage, mes larmes, mon impuissance face à tous mes efforts sont peine perdue. Je suis face à un constat d’un nombre minime de clients, qui ne
me permet plus d’envisager dans l’immédiat de continuer d’entretenir ma vision de vivre de ma profession.
J’ai posé beaucoup d’actions, j’ai même forcé en passant par l’acharnement qui est devenu défensif avec le temps. La déception de l’ensemble de la situation me donne l’occasion de
faire le point et de réévaluer mes choix. Ce que j’ai fait depuis dix huit mois, approximativement.
Suite à la conférence en neuro-coaching de M. Guy Haury où il mentionnait qu’il constatait qu’au Québec, les thérapeutes n’étaient pas en mesure de vivre de leur profession.
L’entendre me confirmait le constat que je voyais autour de moi.
Cela a fait son chemin en apaisant mon combat intérieur. Je reste passionnée par la connaissance de l’humain, de son développement personnel. Il n’en demeure pas moins
que je continuerai mes pas dans le domaine sans forcer dorénavant. J’axerai sur le plaisir de voir se transformer les clients qui sont là, tout simplement. Une porte se ferme, d’autres
s’ouvrent….
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