Mardi 6 novembre 2007
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La semaine qui vient de passer
a été imprégnée de différentes émotions et événements. Principalement, le plaisir de retrouver, comme tous les six mois, une amie qui vit dans la région de Valleyfield. Nos occupations et
notre style de vie différents nous permettent de nous voir qu’occasionnellement, c’est-à-dire, deux fois l’an. Qu’importe puisque cette soirée est remplie de plaisir, d’agrément de
partager tout ce qui nous semble le plus important pour nous.
Elle a fait la découverte d’un massage nommer « la trame ». La Trame est une technique créée en 1990 par ». Patrick Burensteinas ». , scientifique de formation. Ses études lui ont permis de mettre au point cette technique vibratoire permettant d'agir
sur la circulation d'énergie dans notre organisme.
Son but est de permettre une meilleure circulation de l'information au sein du corps. En effet, certains vécus, tels des émotions non exprimées, créent des
perturbations sur notre Trame, comme le ferait un caillou sur un tapis que l'on voudrait secouer.
La séquence vise à retirer ces obstacles et à rétablir la circulation fluide et harmonieuse de l'énergie.
La Trame s'adresse à toutes personnes désireuses d'améliorer son bien-être. Elle peut être employée ponctuellement, pour résoudre un problème particulier, ou de
façon plus régulière, dans une démarche de développement personnel.
Ma copine est une personne qui accorde de l’importance à son développement personnel. Suite à ce massage, celui-ci lui a permis de déloger une perturbation qui
nuisait à sa respiration. Depuis déjà un moment certaines personnes lui avaient fait remarquer qu'elle ne respirait pas. Étonnant n’est-ce pas? Pourtant, je crois que moi-même j’ai
l’impression parfois de ne pas respirer. Depuis ce jour, elle constate qu’effectivement elle a la sensation de respirer. Intéressant.
Pour moi, suite à mon massage métaphorique. vécu lors de mon congé chez ma fille, j’avais
l’impression de vivre une tension dans tout mon corps. Une impression de rage qui faisait en sorte que ma mâchoire était tout le temps contractée, accompagnée d’émotions à fleur de peau,
principalement déclencher par ma solitude, consciente que cela pouvait être occasionné par le retour à ma solitude à la suite de mes vacances durant lesquelles j’ai été entourée de ma fille et de
ma petite fille durant toute une semaine.
J’avais à me réadapter à mon contexte de vie de solitude. Ouf! Pas facile. J’ai décidé de faire venir à la maison une masso-thérapeute pour me détendre
de cette tension ressentie dans tout mon corps. J’ai aussi pris le temps d’appeler des personnes de confiance pour m’accueillir dans mes émotions. Ensuite, j’ai été en mesure de lâcher prise
et de m’occuper de mes engagements sans traîner avec moi le poids de cette tristesse, puisque j’étais dégagée.
J’ai été surprise d’avoir des nouvelles de Jacques, samedi. Je lui avais laissé un message pour lui présenter mes vœux pour sa fête. Il m’a invitée à aller
au cinéma pour ensuite souper au restaurant. Il voulait aller voir « Odette Toutlemonde ». Je
n’ai pu résister de revoir ce film, ni lui d’ailleurs. J’ai ri un peu moins, naturellement, pourtant le film était tout aussi captivant. Il a bien aimé le film, lui aussi, et il va adopter
son expression « tu te calme » que d’ailleurs, je devrais aussi adopter pour rester dans la réalité au lieu de voguer dans l’illusion.
Toujours est-il que j’ai profité du souper pour lui raconter plein d’événements, d’émotions vécus durant le mois qui vient de s’écouler, étant donné que nous ne
nous étions pas revus depuis un moment. Je mettais aussi promis de revenir sur sa fermeture, suite à ma demande de restreindre ses blasphèmes : une défensive exprimée par tu ne me
changeras pas. Après réflexion, j’étais bien consciente qu’il avait droit à sa défensive qui était peut-être bien légitime suite à une ou des demandes de différentes partenaires croisées sur
sa route affective. Principalement, lorsqu’on vient de se retirer d’une relation qui nous a blessé à certains égards.
Pour moi, l’expression « Tu ne me changeras pas » est applicable pour des défauts de caractère, non pour des habitudes qui nuisent à mon amélioration d’être
humain, d’autant plus que cela nuit à une coopération entre personnes qui souhaitent être en harmonie avec soi et leur
entourage.
J’ai pu exprimer l’importance que j’accorde à la coopération aussitôt que je suis avec une personne, un groupe, la famille, ou en projet avec un équipe de
travail. Pour moi, la valeur du respect est située dans les quatre valeurs importantes pour m’unir avec une autre personne. Lorsqu’une personne me demandait, dans le passé, de baisser
le ton de ma voix, je devenais défensive tout comme lui. Je n’acceptais pas que l’on me demande de changer quoi que ce soit dans mon attitude. J’avais une blessure occasionnée par des
personnes qui n’avaient pas su employer les bonnes paroles pour me permettre de bien percevoir ce que cela créait de m’entendre parler aussi fort. Il était plutôt repoussant, ce qui me faisait me
sentir agressive. Ce qui ne reflétait pas la réalité. Il reste qu’aujourd’hui, je reconnais la richesse de ma voix qui me permet de transmettre mon message dans une salle lors de
conférence. Par contre, dans l’intimité, cela peut être agressant pour certaines personnes. Je dirais même violent pour des personnes qui sont sensibles aux timbres de voix fortes ce
qui réveillent, en elles, certaines émotions de peur, ou simplement elles vivent entourés de gens qui parlent moins fort. Je trouve, aujourd’hui, que cela demande un certain courage de demander à
une personne de baisser le ton, lorsqu’on parle de son intériorité ainsi que de ce que cela suscite en nous. Tellement, plus simple de parler de soi, mon attention est alors de vouloir
coopérer au bien-être de l’autre personne. Cela ne veut pas dire qu’il ne sera pas nécessaire de me le rappeler. Je suis prête à faire un effort dans ce sens.
Jacques reste libre d’avoir une réflexion à cet égard. Lui exprimer m’a permis de me sentir plus prêt de lui, car j’ai été respectueuse d’une limite personnelle
que je ne peux ignorer. Je ne peux pas faire semblant que cela ne m’irrite pas, que cela n’a pas d’importance. Cela ne fonctionne pas de cette façon, malheureusement.
Il est certain que notre relation ne peut aller plus loin, je ne lui imposerai pas de changer. Je limiterai nos rencontres tout simplement advenant qu’il garde sa
position. De cette façon, nous auront trouvé notre aisance selon notre capacité respective.
Nous avons terminé la soirée au bowling. Il joue au bowling deux soirs semaine. Voilà bien des années que je n’ai pas joué au bowling. Il a dit que cela
était tout de même bien ma performance malgré mon peu de pratique de cette activité. Je suis bien ouverte aux nouvelles activités proposées pour s’amuser.
Cette soirée m’a fait le plus grand bien. En revenant chez moi, il a été nécessaire de me dire « calme toi Ginette, calme toi », car j’étais fière
de moi d’avoir exprimé ma pensée jusqu’au bout avec lui. Il a été plus attentif envers moi tout au long de la soirée, cela m’a fait le plus grand bien après une semaine de tension, de peine
reliée à ma solitude. Je ne souhaitais pas entamer une rêverie de transformation possible pour notre relation. Pourtant, cela a été mon premier réflexe lorsque je l’ai quitté puisqu’il y a eu un
rapprochement significatif tout au long de la soirée. Je lui avais d’ailleurs exprimé ma vulnérabilité à son contact puisque je me sens seule. Quel gentleman il a été durant cette soirée.
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