Ma fête a donné lieu à la reconnaissance de ce que je suscite dans mon entourage. J'avoue que cela est stimulant de réaliser que nous comptons pour les autres.
J'ai besoin de sentir que je suis reliée à des personnes que j'estime, et qu'elles me le rendent bien. J'avais plus de douze messages à mon retour de ma journée passée avec mon fils et sa
copine sur les pentes de ski. Un vendredi ensoleillé, sous de belles conditions des pentes en cette fin de saison. Mon fils commence son apprentissage dans ce domaine. Il était bien étonné de
me voir dévaler les pentes, ne m'ayant jamais vue chausser de skis. Je suis loin d'être une pro. La joie, le soleil et de faire une activité avec lui et sa copine m'a comblée. Tout cela a été
Suivi d'un bon souper, d'un film léger, d'un dodo bien mérité après une journée en plein air, chez lui.
J'ai reçu aussi des souhaits sur mon site, facebook, dont certains m'ont ravie. Par moments, touchée par certains dont celui de mon copain Jacques. Je réalise que
notre amitié lui tient à cœur, il entretient notre relation en me donnant périodiquement de ses nouvelles. J'étais étonnée, qu'il ait gardé souvenir de la date de ma fête. Notre relation me
permet d'expérimenter une nouvelle amitié masculine, que je compte sur le bout de mes doigts, n'en ayant pas une tonne de copies.
Sous un autre angle, après tous les soupers, dîners pour souligner une année de plus à mon corps, mon être en cheminement. Je me devais de m'occuper du changement
de ma voiture. Ce qui sera complété ce vendredi par l'achat d'une voiture neuve.
De plus, je suis allée avec mon fils et ma fille choisir mon chapeau chez la modéliste. À ma grande surprise, ils m'ont offert deux chapeaux. Un avec un large bord pour
m'abriter du soleil. L'autre, mon coup de cœur, ils sont tous les deux magnifiques. Mon coup de cœur sera prêt dans deux semaines. La couleur blanche du chapeau modèle ne me
convenait pas. Je vous présenterai les photos suite à la réception de mon chapeau. J'ai bien hâte de me pavaner ainsi coiffée. Je m'amuse en me permettant de petites folies comme je dis si
bien. J'aime me permettre des moments où je laisse place à cette partie originale de moi. Un espace sans limite du regard de l'autre où je ne laisse pas le jugement de l'excentricité me brimer,
en m'éteignant par peur des remarques, des commentaires ou gêne de la personne qui m'accompagne.
L'été dernier, l'homme que je côtoyais m'avait justement rappelé ses malaises, lorsque dix ans auparavant, je me protégeais du soleil avec des chapeaux lorsque
nous faisions de la bicyclette. Sa honte, sa gêne de se promener avec une femme avec un chapeau. Nous ne pouvons pas plaire à tous. Je suis contente d'être dégagée de vouloir plaire en
m'astreignant à l'approbation de l'autre. Il arrive parfois que j'aie des relents, qui font que je glisse parfois à la recherche du regard de l'autre. J'accepte que je sois humaine
préférant que tout le monde m'aime inconditionnellement, malheureusement, parfois impossible à satisfaire.
Je suis consciente que j'ai moi-même des préférences, des besoins, des valeurs, des exigences, des caractéristiques qui me distinguent des autres. Je mérite de
m'accorder toute l'importance pour reconnaître l'importance de la différence de l'autre autant que la mienne. J'entame le parcours de ma cinquante sixième année sous le signe de la douceur à
mon égard.
Hier, j'ai été surprise de la tactique entreprise
pour répondre à la réplique d'une procédure entamée par un dépôt à la cour des petites créances, contre Chantal Lamontagne, une coach avec laquelle j'avais entamé un coaching en septembre
dernier suite à une démarche au niveau professionnel. J'ai vécu de la colère, j'ai été blessée par le dévoilement de mes courriels à cœur ouvert. Un manquement à la confidentialité qui est une
valeur d'éthique professionnelle qui me tient à cœur en tant que thérapeute. Elle a joint mes courriels à la cour des petites créances. En plus, elle réclame un montant excédent ce que je lui
ai déjà payé, chargeant le temps mis à répondre à ma réclamation aux petites créances pour abus de pouvoir, perte de confiance à son égard. J'ai eu un moment de dureté à mon égard par
peur d'être jugée naïve, d'avoir douté de mon senti, de ne pas avoir mis fin plutôt au contrat qui me liait à elle. De cette perte d'argent, alors que j'exprime l'importance de ce médium en
tant qu'énergie. Je suis remis face à moi-même par cette expérience. Craignant d'entendre des réflexions : bien voyons! À quoi as-tu pensé? Que j'ai d'ailleurs entendu, lorsque, je pensais
que la personne était en mesure d'entendre mon histoire, sans me juger immédiatement. Ce qui me mortifie, m'attriste moi-même est accentué par l'autre à ce moment-là.
Je sais, par contre, que je suis devenue la femme que je suis par la force que j'ai déployée pour me relever suite à des abus. Quel que soit l'abus, l'égarement
passager avant de se relever ce qui compte est de se relever. J'ai déjà gagné d'autres causes, dont résulte beaucoup moins d'abus dans ma vie. Seulement, il reste que je me dois de
rester vigilante. Je viens de l'abus, je me dois de me responsabiliser, non pas prendre la responsabilité de l'autre. Croyant à tort que je suis responsable de la totalité du résultat de ce qui
est vécu dans cette situation. Ce qui était un trait qui caractérise les victimes d'abus. Je vais bien préparer mon dossier. Consciente qu'à la Cour, les faits ont préséance sur le monde
émotif.
Je suis plus calme maintenant. Ayant été entendue par des amies de confiance, m'accordant leur appui par leur écoute sans jugement. M'invitant à la douceur à mon
égard lors mon égarement face à cette réplique où j'ai eu tendance à de la dureté. Je suis heureuse de constater que ces moments sont vécus dans l'immédiat, je ne m'isole pas. Formule
gagnante qui permet de se libérer dans l'immédiat.
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