Je suis présentement à la préparation
promotionnelle de la venue d’un conférencier : M. Fletcher Peacock dans la région de Sainte-Hyacinthe, en Montérégie.
J’ai accepté ce mandat dans le but de m’impliquer davantage dans mon regroupement de thérapeutes en Montérégie de même que pour acquérir une nouvelle expérience dans la promotion
d’événements.
Un de mes confrères a accepté de me guider dans mon apprentissage. Donc, je me réfère à lui pour rencontrer toutes les étapes de mon mandat. Voilà, que ma copine, madame Sévigné, me demande, la semaine passée, si j’ai des dépliants, car elle souhaitait en remettre à ses clients (es). Je lui mentionne que non, présentement, je n’en ai pas.
Qu’elle n’est pas ma surprise de recevoir un message de M. Fletcher Peacock sur ma boîte vocale m’annonçant que Mme Sévigné avait téléphoné pour avoir des dépliants. Malheureusement, il n’avait pas les coordonnées exactes de cette dernière pour lui en expédier.
Je suis demeurée abasourdie, irritée même devant le geste de Mme Sévigné. Je n’arrivais pas à identifier le pourquoi de cette irritabilité. J’étais devant le fait que Mme Sévigné, m’avait demandé si j’avais des dépliants, mais elle ne m’avait pas exprimé son besoin clairement, ainsi que l’importance de cet outil pour l’ensemble des thérapeutes. Étant la présidente de notre regroupement, elle était au courant qu’il fallait se référer à moi pour toutes questions concernant l’événement. J’aurais apprécié qu’elle me souligne l’importance de ce médium pour que je puisse faire une demande à M. Peacock afin de les distribuer à tous les thérapeutes qui voudraient bien être porte-parole de cette journée de ressourcement. J’étais même choquée de cette attitude qui ne tient compte que de soi, sans penser à l’ensemble du regroupement.
J’ai contacté Mme Sévigné pour lui exprimer mon incompréhension ainsi que mon besoin d’avoir une coopération afin que je puisse mieux acquérir le fonctionnement de l’ensemble de mes tâches.
« J'apprécierais que tu m'exprimes tes besoins, advenant que tu constates d'autres anomalies importantes pour faire de cet événement une réussite. De cette façon, j'aurai le sentiment que nous travaillons en équipe par ton apport d'idées et de connaissances qui pourraient m'échapper ». Je me suis permise de lui exprimer que j’étais choquée parce qu’elle avait passé outre mon mandat pour contacter directement le conférencier.
J’ai fait face à la mention qu’en tant que présidente, elle avait le droit de se présenter à lui. J’ai dû constater qu’il arrive un moment dans nos amitiés que, lorsque que nous souhaitons prendre notre place, l’autre réagit devant l’expression de notre vécu. Malgré notre relation comme thérapeute, nous ne sommes pas à l’abri de nos propres mécanismes défensifs dans nos relations. Ainsi, en dépit de nos compétences, nous restons des humaines, des êtres limités qui agissent (d’abord) avec ce que nous sommes. Nos interventions risquent (donc) d’être empreintes de nos expériences de vie, de nos blocages, de nos forces et de nos faiblesses. Croire que l’on devient aidant que lorsqu’on a réglé tous ses problèmes est une utopie.
Ce que je trouve dommage par-dessus tout, est que la philosophie du « je » devient un handicap pour passer au « nous » puisque chaque psychothérapeute doit apprendre à accroître sa popularité pour être connu du public. Tout le chemin qu’il parcourt pour combler son besoin de reconnaissance, passe inévitablement par son travail, par ses titres, ses diplômes et sa notoriété. Tout cela est teinté de ses valeurs personnelles et sociales.
Lors d’un entrevue pour un poste de formatrice en entreprise, il m’a été fait mention que je devais choisir entre être peu rémunérée en travaillant
pour le communautaire ou l’individuel en privé, ou choisir l’entreprise. Étant donné que je dois m’attarder sur ma nature profonde par respect pour ma propre réalisation et le développement de
cette réalisation, je réalise que, malgré mon grand désir d’être reconnue, je suis plus encline au communautaire ainsi qu’à l’individuel en privé.
Je suis consciente que je suis freinée sur le chemin de l’abondance. Pourtant, je suis confiante que je trouverai l’accès pour composer avec mes peurs, pour développer le magnétisme nécessaire pour attirer le meilleur vers moi.
Il est évident que je me suis affirmée dans ce mandat d’organisatrice de l’événement. Il n’en demeure pas moins que je dois aussi respecter le rôle de la présidente. Nous nous sommes de nouveau contactées et tout s’est fait avec la même aisance qu’auparavant. Il n’en demeure pas moins que je connais maintenant un aspect de ma relation avec Mme Sévigné qui était restée dans l’ombre. Toute relation comporte différents aspects, j’accepte avec aisance d’avoir appris de cette opportunité, d’être demeurée ouverte tout au long de notre échange pour maintenir notre relation.
Voilà déjà un moment que je suis sans compagnon de vie.




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